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Une lumière incroyable
Je suis vraiment bluffé par le travail de Morgane, mon illustratrice, sur la lumière dans les visuels de mon roman en cours d’écriture, Le chemin de Mathieu, issu de la collection YA Du côté de chez Tom. Sa lumière ne se contente pas d’éclairer : elle met les personnages en relief, accentue les émotions, magnifie les scènes et leur donne une profondeur incroyable. Un immense merci à Morgane pour cette sensibilité et cette précision, qui donnent déjà une atmosphère si forte à
cedricdemylo
20 sept.1 min de lecture


Le temps
J'avais quatorze ans lorsque j'ai vu Molière, le film d'Ariane Mnouchkine. Je pourrais presque dire que je ne l'ai pas seulement vu. Je l'ai senti. Des décennies plus tard, il me reste encore les odeurs putrides du Paris de l'époque, le grand air des paysages du Larzac, si familiers, où furent tournées certaines scènes, la cire des bougies éclairant le théâtre... Étrange pouvoir du cinéma : certaines images s'effacent presque aussitôt, d'autres vous accompagnent toute une vi
cedricdemylo
5 sept.2 min de lecture


Virgules, je vous aime
Je suis un adepte de la virgule. Pour l’auteur que je suis, ce petit signe de ponctuation est avant tout une respiration. Il me permet de ralentir, de reprendre mon souffle, de repartir, de concert avec mon texte. J’aime cette façon qu’il a de suspendre la phrase sans vraiment l’interrompre. Ce n’est pas toujours l’avis de mon ami en littérature et bêta-lecteur Olivier Molière. Il m’interroge parfois sur l’utilité de telle ou telle virgule. Était-elle vraiment nécessaire ? La
cedricdemylo
4 sept.2 min de lecture


Balthazar
Lorsque j’ai écrit son prénom pour la première fois, Balthazar ne devait être qu’un personnage secondaire. Une silhouette de passage, tout au plus. Au fil des chapitres de mon roman à paraître : Le Chemin de Matthieu, je l’ai d’ailleurs un peu perdu de vue. Et puis, sur un bord de page, je l’ai retrouvé. À la croisée. Avec lui, j’ai décidé de semer une graine. Une toute petite graine qui prendra… ou pas. Je n’en sais encore rien. Mais elle pourrait bien changer quelque chose
cedricdemylo
4 sept.1 min de lecture


Les illustrations dans un roman : une richesse… ou une limite ?
Plus j'écris de romans, plus je me pose cette question : un roman a-t-il besoin d'être illustré ? Je suis partagé. D'un côté, je trouve qu'une illustration apporte une véritable valeur à l'objet livre. Elle attire le regard, crée une ambiance, donne une identité visuelle à l'univers du récit. Elle peut aussi permettre à certains lecteurs d'entrer plus facilement dans l'histoire, de mettre un visage sur un personnage ou de ressentir immédiatement la tonalité d'une scène. Mais,
cedricdemylo
28 août2 min de lecture


Le présent de l'immersion
Stéphane : Pourquoi avoir choisi d'écrire Le chemin de Matthieu au présent ? Cédric de Mylo : Parce que ce choix va naturellement de pair avec la narration à la première personne. Matthieu raconte ce qu'il vit au moment même où il le vit. Il ne connaît pas la suite de son histoire, pas plus que le lecteur. Il se trompe, il juge, il s'emporte, il regrette… sans bénéficier du recul que permettrait un récit au passé. Cette combinaison crée une forme d'immersion très forte. Le le
cedricdemylo
25 août1 min de lecture


Une fin vraiment... définitive ?
Stéphane : J'ai remarqué que tu conclus souvent tes romans par une fin ouverte. Cédric : Oui, tu as raison. J'aime toujours laisser, ne serait-ce qu'une petite lucarne entrouverte. Une histoire ne s'arrête pas forcément à la dernière page. Les personnages continuent de vivre dans l'imagination du lecteur, et j'aime lui laisser la liberté d'inventer ce qui pourrait arriver ensuite. Et puis, je l'avoue, cette petite ouverture me permet aussi, si l'envie me prend un jour, de ret
cedricdemylo
14 août1 min de lecture


Quand Eugène Sue s'invite à Varennes
Après Victor Hugo, c'est un autre immense écrivain du XIXᵉ siècle qui s'invite, discrètement, dans L'Odyssée des proscrits : Eugène Sue. Les lecteurs des Mystères de Paris se souviennent sans doute de la Chouette, l'un des personnages les plus saisissants du roman. En créant la vieille marchande d'eau de réglisse que l'on croise dans L'Odyssée des proscrits, je me suis inspiré de cette figure inoubliable. Son apparence, son tempérament, mais aussi la fonction qu'elle remplit
cedricdemylo
13 août1 min de lecture


De l'aplat au modelé
L'aplat J’avais envie de vous montrer aujourd’hui une nouvelle étape du travail de Morgane sur la couverture du Chemin de Matthieu. Ces deux détails représentent exactement le même dessin, à deux moments différents de sa réalisation. Sur le premier, les couleurs sont posées en aplats. Les formes sont là, le dessin est déjà parfaitement lisible. Le modelé Puis vient le modelé… Et soudain, tout change. Les plis de la chemise apparaissent, le tissu prend de la matière, la peau s
cedricdemylo
12 août1 min de lecture


Le détail que je n'avais pas demandé
Il m’a fallu un petit moment avant que mon regard ne s’arrête dessus. Sur la première esquisse que Morgane m’a envoyée, l’un des personnages porte un bracelet au poignet. Un tout petit détail, presque anodin au milieu du dessin. Ce qui m’a intrigué, c’est que je n’avais donné aucune consigne à Morgane à ce sujet. Lorsque je lui en ai fait la remarque, elle m’a simplement répondu : « Je me suis dit qu’il était du genre à en porter ! » Et elle avait parfaitement raison. C’est p
cedricdemylo
9 août1 min de lecture


Quand Victor Hugo s'invite à Varennes
J’ai déclaré à plusieurs reprises que la duologie Les Garçons de Varennes fut pour moi l’occasion de rendre discrètement hommage aux grands écrivains du XIXᵉ siècle qui ont bercé ma jeunesse et dont les chefs-d’œuvre m’habitent encore. Dans le chapitre 37 du tome 2, intitulé « La venelle », le lecteur croise un funeste équipage. Cette scène est directement inspirée d’un épisode fameux des Misérables, de Victor Hugo. L’auteur y construit une formidable scène de suspense, presq
cedricdemylo
8 août1 min de lecture


La première esquisse
Avec l'autorisation de Morgane Pour Le chemin de Matthieu, j’ai choisi de franchir une nouvelle étape : confier la création de la couverture à une illustratrice, Morgane, alias Lleweraf.art sur Instagram. Et elle n’a vraiment pas tardé à me faire parvenir une première ébauche ! Je dois dire que j’en suis immédiatement devenu fan. Bien sûr, le dessin porte encore tous les signes du travail en cours : lignes de construction, visages à définir, détails à préciser… Mais derrière
cedricdemylo
8 août1 min de lecture


Quand les mots rencontrent le dessin
Autoportrait J'ai le plaisir de vous présenter la personne qui donnera un visage et des couleurs à mon nouveau roman Le Chemin de Matthieu. Pour la première fois depuis que j'écris, j'ai choisi de confier l'univers visuel de l'un de mes romans à une illustratrice. Son nom est Morgane, que vous pouvez retrouver sur Instagram sous le pseudonyme Lleweraf Art. Lorsque j'ai découvert son travail, j'ai immédiatement été sensible à son regard d'artiste et à sa capacité à transmettre
cedricdemylo
6 août1 min de lecture


Le temps de l'Histoire, le temps des personnages
Stéphane : Quand on a lu la duologie, on ne peut pas ne pas remarquer une évolution entre les deux tomes. Cédric : Ah oui, laquelle ? Stéphane : Dans le second tome, tu sembles prendre davantage de liberté avec l'Histoire. Cédric : C'est vrai, mais seulement en apparence. Le premier tome est avant tout une déclaration d'amour à l'Histoire. Je m'étais lancé un défi : faire évoluer des personnages entièrement fictifs au cœur d'événements réels, jusqu'à leur faire croiser et in
cedricdemylo
6 août1 min de lecture


Le bonheur d'écrire à la première personne...
J'ai hésité à écrire à la première personne. J'avais l'impression que la troisième personne faisait plus « sérieuse », plus « littéraire ». Comme si un narrateur omniscient apportait naturellement davantage de profondeur au récit. En commençant Le chemin de Matthieu, j'ai pourtant décidé de franchir le pas. Et j'ai découvert une sensation que je n'avais encore jamais éprouvée avec une telle intensité. Très vite, je n'ai plus eu l'impression d'écrire sur Matthieu. J'écrivais a
cedricdemylo
4 août1 min de lecture


Dans les coulisses des Garçons de Varennes...
Petit retour en arrière... Lorsque j'ai commencé à écrire le premier tome, une chose s'est imposée à moi : je ne pouvais pas me contenter de faire voyager mes personnages d'un point A à un point B. Je voulais comprendre ce que représentait réellement la traversée de la France en 1791. J'ai donc commencé par explorer les cartes de Cassini, extraordinaires témoins de la géographie du XVIIIᵉ siècle. Elles m'ont permis de retrouver les routes, les villages, les reliefs et, surtou
cedricdemylo
3 août1 min de lecture


Le temps du lâcher prise
Stéphane : Demain paraît L'Odyssée des proscrits. Dans quel état d'esprit te trouves-tu ? Tu vas devoir quitter cet univers historique qui t'a accompagné pendant plusieurs mois… Cédric : En effet, c'est un moment particulier. Mais, pour parler simplement, je le vis très bien. Je n'abandonne pas cet univers : je le laisse désormais suivre son chemin. J'ai beaucoup travaillé pour offrir à mes personnages de fiction un environnement historique crédible, cohérent et immersif. C'e
cedricdemylo
31 juil.1 min de lecture


Quand l'humour devient un masque...
Stéphane : Ton nouveau roman est souvent drôle. C'est un registre que l'on ne retrouvait pas autant dans tes précédents livres. Pourquoi cette place accordée à l'humour ? Cédric : Je n'ai jamais cherché à faire rire pour faire rire. L'humour est un formidable outil d'écriture. Il permet de faire respirer un récit, de dédramatiser certaines situations, mais surtout de mieux comprendre les personnages. Stéphane : Tu penses à Matthieu ? Cédric : Oui. Matthieu plaisante énormémen
cedricdemylo
31 juil.2 min de lecture


L'héritage du roman-feuilleton
Stéphane : En lisant Les garçons de Varennes, puis L'Odyssée des Proscrits, j'ai remarqué que beaucoup de tes chapitres se terminent au moment où le lecteur a envie de tourner immédiatement la page. C'est une méthode de travail ? Cédric : Oui. Je construis mes romans comme un long voyage rythmé par de petites étapes. Chaque chapitre raconte quelque chose de complet, mais il ouvre aussi une nouvelle porte. Stéphane : Certains appelleraient cela un cliffhanger. Cédric : C'est v
cedricdemylo
29 juil.2 min de lecture


Pourquoi avoir choisi Matthieu ?
Stéphane : Je dois t'avouer que j'ai été surpris lorsque tu as annoncé ton nouveau roman. Parmi tous les personnages de Du côté de chez Tom, Matthieu n'était pas forcément celui que les lecteurs attendaient. Il gravite autour de Seb et Dylan, il ne dégage pas une sympathie immédiate… Pourquoi lui ? Cédric de Mylo :Justement parce que les apparences sont souvent trompeuses. Dans la trilogie, Matthieu est un personnage secondaire. On le voit de l'extérieur, à travers le regard
cedricdemylo
28 juil.2 min de lecture
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