Quand Eugène Sue s'invite à Varennes

Après Victor Hugo, c'est un autre immense écrivain du XIXᵉ siècle qui s'invite, discrètement, dans L'Odyssée des proscrits : Eugène Sue.
Les lecteurs des Mystères de Paris se souviennent sans doute de la Chouette, l'un des personnages les plus saisissants du roman. En créant la vieille marchande d'eau de réglisse que l'on croise dans L'Odyssée des proscrits, je me suis inspiré de cette figure inoubliable.
Son apparence, son tempérament, mais aussi la fonction qu'elle remplit dans le récit rappelleront peut-être quelque chose aux amateurs d'Eugène Sue. Il ne s'agit pas d'une copie du personnage lui-même, mais d'un clin d'œil adressé à l'œuvre et au talent de son créateur.
Pour autant, L'Odyssée des proscrits ne cherche jamais à retrouver le ton des romans-feuilletons du XIXᵉ siècle. Son écriture, son rythme et les émotions qu'il explore sont résolument contemporains. C'est un roman historique profondément queer, où les destins individuels, les sentiments et la liberté d'aimer occupent le premier plan. Les références aux grands écrivains du XIXᵉ siècle sont là comme des passerelles entre les œuvres qui m'ont construit et celles que j'écris aujourd'hui.
Si vous avez lu Les Mystères de Paris, vous souvenez-vous du rôle joué par la Chouette ?




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