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Les illustrations dans un roman : une richesse… ou une limite ?

  • cedricdemylo
  • il y a 11 minutes
  • 2 min de lecture

Plus j'écris de romans, plus je me pose cette question : un roman a-t-il besoin d'être illustré ?

Je suis partagé.

D'un côté, je trouve qu'une illustration apporte une véritable valeur à l'objet livre. Elle attire le regard, crée une ambiance, donne une identité visuelle à l'univers du récit. Elle peut aussi permettre à certains lecteurs d'entrer plus facilement dans l'histoire, de mettre un visage sur un personnage ou de ressentir immédiatement la tonalité d'une scène.

Mais, d'un autre côté, le roman possède une force unique : celle de laisser le lecteur imaginer.

Lorsque nous lisons, nous fabriquons notre propre film. Matthieu n'a sans doute pas le même visage dans votre esprit que dans le mien. Les paysages, les regards, les couleurs, les émotions… chacun les construit à sa manière. C'est peut-être là que réside la magie de la littérature : elle ne montre pas tout, elle suggère. Elle laisse une place immense à notre imagination.

Alors, une illustration n'impose-t-elle pas, malgré elle, une vision ? En donnant un visage à un personnage ou une apparence à un lieu, ne ferme-t-elle pas une partie des possibles ?

Et pourtant… lorsque je découvre les illustrations réalisées pour mes romans, je suis souvent émerveillé. Elles donnent vie à des scènes que j'ai imaginées pendant des mois. Elles apportent une émotion différente, complémentaire du texte, sans forcément le remplacer.

Au fond, je ne crois pas qu'il existe de réponse universelle. Tout est une question d'équilibre. Une illustration peut enrichir un roman, à condition de ne pas prendre la place de l'imagination du lecteur.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Préférez-vous des romans illustrés, ou au contraire des romans qui ne montrent rien pour vous laisser tout imaginer ?

 
 
 

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