La famille choisie : ces liens que le cœur tisse...
- cedricdemylo
- 14 juil.
- 2 min de lecture

Stéphane : J'ai l'impression que, dans tes romans, la véritable famille n'est pas toujours celle dans laquelle on naît. C'est un thème qui te tient particulièrement à cœur ?
Cédric de Mylo : On dit souvent que la famille est celle dans laquelle on naît. C'est vrai. Mais la vie nous apprend parfois qu'il existe une autre famille : celle que l'on choisit.
Au fil des rencontres et des épreuves, certaines personnes finissent par occuper une place que rien ne semblait leur destiner. Elles ne partagent pas notre nom, pourtant elles deviennent des frères, des sœurs ou des parents de cœur. Ces liens, forgés par la confiance et la fidélité, peuvent être d'une force étonnante.
Cette réalité n'est pas propre à notre époque. Les guerres, les voyages, les exils ou les révolutions ont souvent rapproché des êtres que tout séparait. Lorsque le monde vacille, les liens choisis prennent parfois autant d'importance que ceux du sang.
C'est cette réflexion qui traverse en profondeur Les Garçons de Varennes.
Bien au-delà de son contexte historique, ce roman s'interroge sur ce qui unit véritablement les êtres humains. Que reste-t-il lorsque les repères s'effondrent ? À qui peut-on faire confiance ? Qu'est-ce qui transforme un simple compagnon de route en un véritable frère de cœur ?
Je ne donnerai pas ici les réponses. Elles appartiennent aux personnages et au chemin qu'ils empruntent.
Mais si j'ai choisi d'écrire cette histoire, c'est aussi parce que je crois que nous avons tous, un jour ou l'autre, rencontré quelqu'un qui est devenu un membre de notre famille sans jamais en porter le nom.
Et peut-être est-ce là l'une des plus belles victoires de la vie : découvrir que les liens les plus précieux ne sont pas toujours ceux qui nous sont donnés à la naissance, mais parfois ceux que nous choisissons de tisser, jour après jour.





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