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L'amour a-t-il un genre ?

  • cedricdemylo
  • 15 juil.
  • 1 min de lecture

Stéphane : En lisant Les Garçons de Varennes, on comprend vite que les romances entre hommes occupent une place importante. Pourtant, elles ne sont pas les seules histoires d'amour que tu racontes...


Cédric : Non, parce que je n'ai jamais voulu écrire un roman où tous les personnages se ressemblent.

Les romances entre hommes sont effectivement majoritaires. C'est un choix assumé, parce qu'elles sont au cœur de l'histoire que je voulais raconter. Mais les autres relations se sont imposées naturellement au fil de l'écriture.

Il y a des hommes qui aiment des femmes, des femmes qui aiment des femmes, des liens fraternels, des amitiés profondes, des relations presque filiales... Chacune raconte une manière différente de se reconstruire.

Je tiens aussi à rester fidèle au contexte historique. À la fin du XVIIIᵉ siècle, certaines histoires pouvaient être vécues au grand jour, d'autres devaient rester secrètes. Cette réalité fait partie du roman et influence les choix de mes personnages.

Au fond, ce qui m'intéresse, ce n'est pas tant l'orientation amoureuse que la rencontre entre deux êtres. Peu importe qui ils sont. Ce qui compte, c'est ce qu'ils s'apportent, ce qu'ils révèlent l'un chez l'autre et la façon dont ils s'aident à avancer.

J'aime penser que chaque lecteur pourra se reconnaître dans l'une de ces histoires, quelle qu'elle soit.

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